Après un déclin évident, Kénadsa continue aujourd'hui à vivre « sur ses
lauriers », un peu à l'instar - mais à sa petite échelle - de la civilisation
arabo-musulmane dont les irréductibles tenants, ne se lassent pas de
nous seriner son glorieux passé, histoire de nous dire (de se dire surtout),
que «nous avons été intelligents et que, si nous l'avons été, c'est que nous
pouvons encore l'être de nouveau». Malgré quelques tentatives louables
mais néanmoins dérisoires, Kénadsa essaie, tel le phénix de la légende,
de renaître de ses cendres, de retrouver ne serait-ce qu'une petite partie
de son lustre d'autrefois. Le retrouvera-t-elle jamais ?